Le Défi Citoyenneté – Le défi toi, toi – même

Le vendredi 24 novembre pas de cours pour Inès, Louise, Léa, et Raphaël. Élodie a quitté son lieu de stage et tous sont allés en  direction de l’école de Pastré.  Un établissement salésien dans le 8ème arrondissement de Marseille. Leur présence était motivée  par le lancement de Défi Citoyenneté de la région Paca. Les Lycéens des établissements salésiens du Sud de la France sont là : Don Bosco Nice, Sévigné, Pastré et nous.

 Louise : « Nous avons fait un stand pour présenter notre projet à  d’autres établissements qui eux aussi présentaient leur projet puis nous avons proposé des améliorations aux projets. Pour moi le défi Citoyenneté, c’est un projet  qui essaye de rapprocher les jeunes entre eux. La journée à Pastré s’est déroulé de la façon suivante : les groupes venus des différents établissements se séparent par deux ;  deux élèves présentent un projet à des élèves d’un autre établissement puis découvrent le projet de leurs partenaires. Nous sommes partis avec une idée : comment continuer nos projets. A ceux qui ne s’engagent pas dans les projets, je voudrais dire c’est dommage pour vous parce que vous avez raté une occasion de découvrir d’autres projets. Concrètement je ne sais pas comment transmettre l’expérience de la rencontre à Pastré aux autres qui n’ont pas entendu parler du Défi Citoyenneté. »

Léa : « C’était une journée super intéressante. J’ai pu découvrir qu’il y avait plusieurs associations qui mettent en place des projets dans le monde entier en lien avec Don Bosco. Le Défi Citoyenneté, pour moi, c’est pour être en paix avec soi-même et avec les autres. Ce qui m’a plus marquée, c’est une association qui rénove une maison pour des personnes handicapées. Nous sommes sortis convaincus qu’il fallait continuer et améliorer notre projet Erasmus : faire le voyage à l’étranger et aller à la rencontre des plus démunis pour leur venir en aide. A ceux qui n’ont pas participé à cette journée, je voudrais dire qu’il faut y participer parce que c’est une belle journée. Nous avons vu des associations qu’ils sont plus fan les uns et les autres. Pour transmettre l’idée du Défi Citoyenneté aux autres, peut-être qu’il faut mettre une information dans les carnets de correspondance ou envoyer un email. »

Inès : « Exceptionnel ! Une super rencontre avec le lancement du Défi Citoyenneté. Une occasion de revoir de très bons amis et de présenter des projets tous aussi intéressants les uns que les autres. Le Défi Citoyenneté c’est un partage dans la bonne humeur, des rencontres avec d’autres super personnes. Nous avons présenté notre projet avec passion afin de convaincre les autres de sa valeur. Nous avons eu l’occasion de présenter le projet ERASMUS +. Il y avait d’autres projets : tri sélectif, foyer, rénovation, 4L, vivre ensemble… Je voudrais dire à mes collègues « n’ayez pas peur de vous engager dans des projets comme celui – ci. Il vous apportera des rencontres et du partage». ».

 Raphaël : « J’ai passé un bon moment et en plus je n’étais pas en cours de la journée, ça c’était exceptionnel. En gros, la journée consistait à présenter des projets que nous avons réalisés dans notre Lycée. Pour moi le Défi Citoyenneté, c’est partager entre jeunes que ce soit au niveau moral ou amical. Chaque établissement était représenté par quelques élèves qui tenaient chacun un stand où ils présentaient leur projet. Pendant cette journée, j’ai compris que nous devions améliorer notre projet Erasmus. Peut-être à faire la prochaine fois parce que c’est à refaire ! On a eu l’occasion de participer au Défi Citoyenneté, ce fut une belle expérience. On a pu présenter nos projets et connaître ceux des autres élèves de différentes écoles et faire de nouvelles rencontres tout en travaillant d’une façon à découvrir d’autres styles de pensée ».

Vivien : « Une très belle journée encadrée dans un magnifique environnement. La journée était encadrée par un personnel motivé et convaincu par leurs actions.  Le défi Citoyenneté, c’est une occasion  de rencontrer différents établissements et une opportunité pour les élèves de se présenter devant une audience étrangère à leurs implications.  Concrètement, les adultes guidaient les jeunes tandis que ces derniers s’activaient à présenter leurs projets. C’était  une occasion de rencontrer nos établissements partenaires. Nous avons présenté  le projet Erasmus +  et j’aidais les professeurs d’anglais qui étaient directrices du projet. A ceux qui ne se sont pas engagés dans le projet, j’ai envie de dire : c’est dommage pour vous ! Car c’était une occasion de toucher du doigt la pédagogie salésienne. Une question se pose alors : comment voulons-nous transmettre l’expérience de la rencontre à Pastré aux autres qui n’ont jamais entendu parler du Défi Citoyenneté ? Le principal problème pour  transmettre cette expérience est que les autres soient enclins à écouter.  La pédagogie salésienne offre la confiance et la responsabilité qu’elle tente de transmettre aux jeunes. Elle est positive.  Mais son efficacité est variable selon le contexte socio-économique. C’est – à dire que cette pédagogie fonctionne merveilleusement bien dans des pays sous – développés ou en voie de développement. Dans ces régions du monde la jeunesse, pauvre et démunie à une occasion d’entreprendre, de créer, de prendre part au monde puisque leur pays leur réserve une place. De plus les différences de la vie les obligent à devenir autonomes.  Par contre dans nos sociétés de consommation, la jeunesse me semble lasse, démotivée sans aucune once de curiosité, apathique. Gavée par des biens matériels ou toute autre chose qu’il désire, tout bien étant à leur portée. Je pense que la pédagogie salésienne, dans sa forme actuelle ne fonctionne ou ne coïncide qu’avec une jeunesse pauvre, désireuse d’obtenir une autonomie.  Tant que notre jeunesse ne s’intéresse pas, les projets ne fonctionnent pas et fuient les responsabilités. Quand on essaye de leur faire confiance, ils ne viennent pas aux rendez – vous et ce sont les adultes qui doivent entreprendre, diriger et terminer le projet. Pour faire participer aux projets, les adultes sont obligés d’imposer les projets aux jeunes car sinon aucun jeune ne propose ou ne donne suite.

R. JANIEC

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