Vides 2017 – Florian Lucchini, Friend Of Mine – Un ami à moi.

« Je voudrais me présenter, je suis un ancien élève et étudiant du lycée Don Bosco. Après avoir fini ma scolarité, je me suis demandé : tu veux faire quoi ? J’ai un métier mais il me manque quelque chose, je ne savais pas quoi. Les religieux salésiens organisaient des séjours de trois semaines à Madagascar pour faire du volontariat avec l’association    « Grandir Dignement » qui est présente à Madagascar depuis plusieurs années. J’ai économisé de l’argent et je suis parti. Ça m’a beaucoup plu et j’ai décidé de partir pour 9 mois.

  • Bruno : Tu aimes voyager ?
  • Non », répond Florian. « A 16 ans, comme toi, je n’avais pas envie mais en écoutant les témoignages de ceux qui sont partis, je me suis dit : et toi tu n’as pas envie de faire la même chose ?
  • Evran : Madagascar c’est un pays pauvre ou c’est comme en France ?
  • J’ai vu des hôtels de luxe à Madagascar » dit Florian, « mais en réalité c’est un pays très pauvre avec beaucoup de contraste. Les riches sont blancs mais maintenant les chinois sont arrivés et ils embauchent que des chinois donc la population ne bénéficie pas de la création d’emploi. Donc beaucoup des gens là-bas pense « tu es blanc donc tu es riche ». J’ai vu beaucoup de retraités français moches et vieux avec des filles malgaches. Je ne suis pas allé là-bas pour trouver une fille pour me marier mais je partage la vie des aspirants. Ce sont des garçons entre 18 à 21 ans qui veulent s’initier à la vie religieuse. J’ai été leur prof et quand vous voyez mon niveau de français … mais c’est un défi pour moi aussi. J’étais leur prof et en même temps, j’étais admiratif que des jeunes qui entrent dans la vie adulte voudraient donner leur vie aux autres. Ça me travaille encore.
  • Daniel : Tu as fait de l’électricité en France. Pourquoi tu n’as pas enseigné ton métier ?
  • Tu sais », répond Florian, « je n’étais pas motivé par l’électricité en France. J’ai fait ça parce qu’il fallait faire quelque chose. Je suis parti en volontariat pour faire quelque chose de ma vie. »
  • Ganni : Tu as trouvé ? Comment tu t’es payé ton voyage ? Bien-sûr, j’ai trouvé ce que je voudrais faire : je voudrais être éducateur de rue et j’ai commencé les études. Le voyage, je me le suis payé en travaillant pendant les vacances aux 3 Palmes à la Valentine.
  • Jonathan: Tu as parlé quelle langue avec eux ? Ceux qui sont allés à l’école parlent le français mais comme je suis allé en prison, il y en avait quelques-uns qui parlaient le français sinon c’était en malgache. Quand je suis entré en prison, je me suis approché d’eux et j’ai entendu « wasa ». C’est le terme générique pour parler du “blanc“. Wasa veut dire littéralement “étranger”, mais en pratique ce qualificatif ne concerne que les blancs.  Mais tous suite la confiance s’installe et ils ont commencé à se confier. Nous avons proposé des jeux et fait une petite animation.
  • Yanis: Qu’est – ce qui a été le plus difficile pour toi ?
  • Ma famille » reprend Florian, « mais j’ai vraiment déprimé quand je me suis rendu compte de la chance nous avions en France et parfois, nous n’en sommes pas conscients et nous râlons. Quelle chance d’être français ! Je me suis lié d’amitié avec un aspirant qui m’a dit : tous les matins, j’aide mon père dans son travail et nous vivons dans une seule pièce à six. C’était très dur de réaliser. Tant que tu ne t’exprimes pas, qu’est-ce que ça veut dire être pauvre ? On a du mal à comprendre.
  • Luna: Pourquoi les jeunes, très jeunes étaient en prison ?
  • « Tout simplement parce qu’à Madagascar tu vas pour tout en prison : pour un vol de poule, d’une moto et parfois pour rien. Il y avait un garçon de 9 ans. Son beau-père ne savait pas quoi faire avec lui, il a payé quelqu’un pour le mettre en prison. C’est tout. Je voudrais finir avec un constat. Quand ils regardent la télé, ils voient notre niveau de vie et ils voudraient venir chez nous. Nous leur vendons du rêve sans le savoir ».

Les jeunes ont partagé leurs opinions après la rencontre.

Vincent : « J’ai trouvé que sa démarche est courageuse mais je ne suis pas capable de faire la même chose et en plus ça m’intéresse pas parce que les conditions de vie ne sont pas les mêmes qu’ici. Le séjour à Madagascar a complètement changé la vie de Florent parce qu’il a vécu dans une autre culture et j’ai compris que tout est possible dans une vie. »

Julia : « C’est bien, c’est une bonne démarche et une bonne expérience. Je pense que je suis capable de partir comme lui mais je ne sais pas si j’aurais l’envie. Florian a changé parce qu’il a découvert un autre mode de vie. C’est cool de découvrir une autre façon de vivre. »

Bastien : « Pour faire la même chose que Florian, il faut être courageux et avoir un grand cœur. Je n’ai ni l’un ni l’autre mais j’ai compris qu’avec du courage, on peut tout faire. »

Maryne : « J’ai trouvé cette démarche super même si au début on est timide parce qu’on ne connaît personne, ça fait une belle aventure, des nouvelles rencontres, apprendre une nouvelle langue et ça permet d’aider les autres. C’est magnifique. Je serais capable de faire la même chose parce que c’est magnifique mais le problème c’est que je n’ai pas de moyens financiers. C’est très compliqué. Son séjour a changé sa vie parce qu’il a découvert un autre univers. »

Samia : « J’ai trouvé sa démarche très courageuse. Je l’ai trouvé très mature, intéressé et intéressant. Je ne suis pas capable de faire la même chose parce que je n’aime pas quitter ma famille pour vivre dans un autre pays où je ne connais personnes. Le plus dure ça serait de quitter mon petit confort. »

Romain : « La démarche est révélatrice de son caractère, sa manière de voir de nouvelles choses et les personnes. Il m’a fait réaliser que tout est possible dans la vie. »

Toma : « J’aime bien son idée. Je ne suis pas capable de faire la même chose parce que je n’aime pas voyager et en plus, il faut apprendre une autre langue. J’ai retenu de la rencontre que Madagascar est un beau pays mais qu’au niveau de la justice ce n’est pas au top. »

Loïc : « C’est super de partir comme ça à l’étranger avec des gens qu’on ne connait pas et faire quelque chose qui sert à des gens qui sont dans le besoin. En plus, on devient indépendant. Je ne suis pas capable de partir comme lui parce que j’aime trop Marseille et je suis trop habitué à mon confort. Florian a vraiment un grand cœur. »

Terry : « Sa démarche est très bien, cela lui a permis de connaître une autre culture. Non, je ne suis pas capable de faire un long séjour cela me semble très difficile. Ce qui m’a le plus marqué, c’est sa sociabilité avec les jeunes malgaches. Il s’est bien amusé en découvrant le pays et en découvrant une autre façon de vivre. »

Luca : « Il faut avoir un sacré caractère, du courage et un cœur en or parce qu’abandonner sa famille et vivre très loin de la France c’est très audacieux. Je veux réfléchir si je suis capable de faire pareil. Ça m’a rendu triste la situation des jeunes malgaches. »

Helena : « C’est bien de vivre une expérience nouvelle et émouvante. La vie de Florent a changé parce qu’il a vu la pauvreté et vécu très loin de sa famille. Je réalise que tout le monde peut aider les autres. »

Laurie : « C’est beaucoup de courage et ça donne envie de faire pareil et ça a l’air enrichissant. Je voudrais faire la même chose, s’ouvrir à un autre mode de vie mais… Le plus difficile serait de parler malgache et quitter mon confort.  J’ai retenu de la rencontre qu’il est courageux et gentil d’avoir faire ça. »

Kamel : « Je n’ai pas envie de faire la même chose, en plus, il faut être séparé de mon pays et de mes amis, et vivre seul. Non ce n’est pas mon délire. Et en plus, il faut supporter la chaleur, non c’est trop demandé. Même je dois dire que c’est très courageux de se mettre à la place des autres et surtout des plus pauvres que soi. »

Sofiane : « Il faut une très grande envie et beaucoup de charisme pour faire du volontariat. Ça doit être bien mais en même temps dur de s’habituer à ne plus vivre comme en France. Si j’ai bien compris, la vie n’est pas chère donc je serai riche là-bas. Il m’a donné envie d’aller là-bas. Il m’a appris plein de trucs sur son voyage. »

Elias : « Il est vraiment courageux et en plus il s’est très bien intégré. Il a tout laissé pour partir à Madagascar. Je suis bien ici et je ne voudrais pas laisser ma famille pour partir loin. J’ai retenu de cette rencontre qu’il a fait une expérience incroyable et qu’il en a été content »

Malwin : « C’est une démarche respectable, intéressante et enrichissante parce qu’il sait s’intégrer dans une autre culture. Il faut avoir beaucoup de volonté, d’énergie et de passion. Je suis capable de faire du volontariat mais ça dépendra de destination. Florian m’a ouvert les yeux sur des choses dont je ne soupçonnais pas l’existence. Je retiens que le monde a de la chance d’avoir des personnes comme Florian qui accepte de découvrir un pays, qui aide et comprend les hommes. Il nous a appris les vraies valeurs. »

Jean – Baptiste : « C’est une démarche admirable et courageuse. Je ne pense pas être capable de faire la même chose parce que je suis trop attaché à ma famille, mes amis et mon confort quotidien. Florian a changé parce qu’il a découvert une autre culture, une autre façon de penser et de réagir. Maintenant, il veut partager avec les autres. J’ai retenu de cette belle rencontre inoubliable qu’il a changé ma manière de penser et qu’il a partagé son bonheur avec nous. »

Rayan : « C’est très respectable qu’il ait fait cette démarche, peu de personnes en serait capable. Je ne serais probablement pas capable même si c’est une belle expérience. C’est très difficile de se retrouver seul dans un nouvel « endroit » sans connaitre personne. J’ai retenu que Florian ne savait plus trop quoi faire dans sa vie, il est donc parti comme volontaire bénévole éducateur et cela lui a plu. »

Amélie : « C’est une expérience, je pense, inoubliable que de se découvrir à aider les gens pauvres pendant un an. Cela crée des échanges et des liens sociaux. Je pense que je serais capable, j’ai une certaine capacité à discuter et aider psychologiquement les gens dans leurs besoins. Le séjour à Madagascar a changé sa vie car il a pu découvrir un autre aspect de la vie en contact avec des gens pauvres et créer des liens sociaux. Le plus difficile pour moi serait de quitter ma vie en France : mes amis, ma famille et mon copain … mon confort du quotidien. »

Lucas : « Il est vraiment courageux de vouloir aider des gens pauvres avec presque rien. Il est sorti de son confort et est parti sans connaître personnes dans un pays inconnu. »

Sofiane : « J’ai perçu qu’il a eu du courage car il est parti sans savoir ce qui l’attendait et franchement chapeau. Oui, il m’a donné une idée et il m’a convaincu que je suis capable aussi de belles choses. Une seule chose qui serait difficile, c’est de supporter la chaleur. Il m’a ouvert les yeux que j’avais une chance incroyable d’être né en France. »

Engheran : « C’est sympa et très encourageant de s’engager pour les autres. C’est une bonne chose.  J’ai retenu que partir de son pays développe un regard neuf et un esprit ouvert sur sa vie. C’était bien et j’ai appris des choses. »

Nathan : « C’est courageux, je ne serai pas capable de faire la même chose. Je préfère me consacrer à mes études. Il était livré à lui-même et ne connaissait personne. J’ai retenu que faire de l’humanitaire permet de découvrir sa vocation. »

Damien : « Il a eu raison d’aller au bout de ses rêves et en plus il a découvert un nouveau pays, je pense que ça change sa vision des choses. Je suppose qu’il s’est bien amusé et il a fait des expériences sur l’altérité. »

Ganni : « De toute façon dans la vie, si on veut aller de l’avant il faut faire un pas dans le vide. Partir pour un an serait très difficile mais cela ne veut pas dire impossible. Le séjour à Madagascar a changé sa vie parce qu’il a découvert ce qu’est la pauvreté. »

Anthony : « Ce que j’ai pensé, c’est que sa démarche pour moi était vraiment géniale. En plus, il a beaucoup aimé. J’ai retenu de la rencontre qu’il y a des gens plus pauvres que nous et ils devront affronter des problèmes plus durs que nous. Il s’est bien amusé. »

Thomas : « C’est une démarche audacieuse, c’est génial qu’il aime l’aventure. Mais ça ne m’intéresse pas, je ne voudrais pas être bénévole, je voudrais gagner des sous. Florian, c’est un homme avec une grande générosité et il a donné de son temps aux personnes que l’on a tendance à oublier. Oui, c’est une bonne personne. »

Léa : « J’ai trouvé ça bien d’aider les autres dans des pays plus pauvres que la France. C’est une très bonne initiative. La rencontre avec lui est très éducative et intéressante. C’est contagieux ce qu’il fait. Ça me donne envie de faire pareil. Il faut croire en ses rêves. »

Théo : « Il s’est bien débrouillé et j’admire son action. C’est un beau projet mais on ne peut pas plaire à tout le monde. Je n’en serai pas capable car je ne suis pas fait pour ce genre de rencontre. Il a fait une action formidable. C’est cool de changer de mode de vie. »

 Raphaël : « Je pense que c’est extrêmement courageux de faire ça, il faut vraiment être motivé. La démarche est très intéressante mais stressante car on est complétement dépaysé. Oui j’aime voyager et aller dans des pays différents même si ça fait des fois un peu peur. Il m’a ouvert les yeux sur la chance que nous avons de vivre dans un pays riche. Florent m’a motivé pour travailler à l’école et c’était très intéressant et enrichissant avec de belles rencontres. Mais il y a beaucoup de choses qui l’ont choqué comme l’ambiance en prison. »

Lucas : « Cette démarche me paraît bien car cela peut être une bonne idée afin de découvrir un autre monde qui n’est pas celui où l’on vie. Son séjour a changé Florian parce qu’il a découvert la vie de pauvres gens, car nous avons la belle vie sans problèmes majeurs. J’ai retenu de la rencontre qu’il a vécu une bonne aventure riche en émotions mais quand même une très bonne expérience. »

Cléo : « C’est courageux et intéressant mais ça n’est pas pour moi, trop de responsabilités. »

Arthur : « C‘est très compliqué et je ne pense pas que je sois capable de faire du volontariat car j’aime le confort mais peut – être un jour, qui sait ?  La rencontre m’a fait comprendre que vivre, c’est compliqué et vraiment, j’ai de la chance d’être né en France. »

Enzo : « C’est courageux et c’est vraiment une expérience à vivre. J’aimerais beaucoup pouvoir faire un voyage pareil. Florian a vécu dans un pays avec des mœurs complètement différentes. La rencontre était très sympa, il raconte bien les histoires. »

Camille : « C’est une expérience qui doit être très enrichissante à vivre, on doit y revenir avec une vision de la vie très différente.  Est – ce que je suis capable de faire la même chose ? Je dirais oui et non. Oui car cela doit être quelque chose à faire au moins une fois dans la vie et non, à cause du manque de mes proches : famille et amis. Florian a appris à découvrir une nouvelle culture, un mode de vie différent de celui auquel il avait été habitué. »

Marie : « Je trouve sa démarche très courageuse, peu de personnes le feraient. Florian a connu la pauvreté et il a découvert la culture de Madagascar. Le plus difficile pour moi sera de tout quitter et perdre tous mes repères. L’exemple de Florian m’a fait comprendre que le volontariat est une expérience à vivre qui peut changer la vie. »

Kimberly : « Je trouve ça super c’est une formidable expérience à vivre. Je voudrais faire la même chose sans hésitation, je rêve de voyager et être bénévole, ça ne peut être que gratifiant. Le plus difficile pour moi sera la barrière de la langue si le pays n’est pas français ou anglais. »

R. Janiec

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