Le défi est de taille. D’abord, se concentrer et choisir trois groupes : ceux qui donneront le temps pour l’écriture du scénario, ensuite le casting, une autre équipe participe aux tournages, et la phase la plus importante, c’est le montage.
Finalement, le scénario qui a été choisi est tiré d’une histoire vraie. Nouvelle arrivante en France, elle attend avec une joie immense d’aller à l’école. Mais dès le premier jour, elle subit des moqueries en raison de ses cheveux frisés… Souvent, elle est seule… En écrivant le scénario, certains ont partagé ce qu’ils ont subi : le rejet et la moquerie jusqu’au harcèlement quand ils étaient au collège. Arrivée au lycée, tout a changé, car les cheveux frisés sont DEVENUS UN OBJET de mode.
Le sujet du film aborde la question de l’accueil et de la place de la différence dans nos relations ; les questions que nous nous posons sur la manière de réagir au harcèlement.
Ceux qui sont les plus investis sont partis à Lyon pour présenter notre court-métrage au jury.
Ceux qui se sont engagés dans cette aventure de la réalisation nous ont dit

Narimane : J’ai été très motivée, comme chaque année, pour participer à la réalisation d’un court-métrage, car cela m’a permis de me divertir au lycée et de pouvoir monter un projet. Nous avons choisi le thème pendant le Festiclip de l’année dernière. Nous avons voulu aborder la question du jugement et du regard des autres sur la différence. Chaque année, je prends plus confiance en moi et j’apprends de mes erreurs.
À ceux qui voudraient se lancer dans l’aventure de la réalisation et du montage sans rien y connaître, je dis : vous pouvez commencer par filmer de petites scènes en groupe pour vous habituer au montage et à la caméra. Cela peut être un outil facile à utiliser pour tous et nous avons tous un téléphone. Ce qui a été le plus difficile dans notre réalisation, c’est le manque de sérieux de certaines personnes qui se sont « engagées », arrivent en retard et finalement nous laissent tomber.
Je garderai en souvenir de mon séjour à Lyon pour le Festiclip qu’une responsable de groupe est venue me voir après la présentation de notre court-métrage. Elle m’a félicitée et m’a dit que mon film et mon témoignage avaient aidé une de ses jeunes, avec qui elle était venue au Festiclip, car celle-ci se lisse les cheveux tous les jours. Son témoignage m’a beaucoup touché, car c’est la meilleure récompense que je puisse recevoir. Nous faisons nos films non pas pour gagner, mais pour que les jeunes se reconnaissent dans la problématique que nous abordons.

Francel : Ma motivation pour participer à cette aventure de réalisation a été de découvrir le festival Festiclip à Lyon pour la première fois. Le thème a été proposé par Narimane et nous en avons discuté avant de voter, car il y avait d’autres propositions. Le message que nous voulions transmettre est que certains vous jugeront, mais qu’il ne faut pas essayer de se différencier des autres pour s’intégrer dans un groupe ; il faut rester soi-même.
Ce qui était positif dans l’aventure Festiclip, c’était de communiquer avec d’autres personnes et de découvrir leurs projets et leurs parcours. À ceux qui voudraient se lancer dans la création d’un court-métrage, mon conseil est que même si vous avez peu d’expérience, vous pouvez quand même vous lancer, apprendre et évoluer avec le temps. Il n’y a pas de honte à cela.

Luka : Pour moi, le fait de monter sur scène et de travailler en groupe est quelque chose d’essentiel et d’important. Pour choisir le thème, nous nous sommes regroupés pour décider quel scénario nous allions jouer. La majorité a voté pour le scénario qui leur semblait favorable. Le message de notre film « Des regards qui parlent » (https://youtu.be/IXEdTGU7klQ?si=B448ia-0kVE6p5wG) est d’inciter les jeunes à s’accepter tels qu’ils sont en respectant leurs propres valeurs sans être trop dans la norme. En un mot, le message c’est « l’acceptation ».
Ce que je tire de positif de cette aventure, c’est d’abord plusieurs choses.
Cela m’a permis de réaliser quelque chose qui me plaisait : créer un clip, et de pouvoir prendre plus d’assurance. À ceux qui voudraient se lancer dans la création d’un film, je dirais de se lancer. Tant qu’ils n’auront rien tenté, ils n’en sauront rien. Pour plus de facilité, je peux leur recommander d’être accompagnés par quelqu’un. Le plus difficile, c’était de faire le montage.

Marie Shania : Ma motivation pour cette participation était d’essayer de changer le regard des personnes, mais aussi de nous assumer tels que nous sommes ! Ne pas avoir peur d’être jugés ou d’être acceptés dans un groupe ou autre.
Je n’ai pas choisi le thème, mais en revanche, le thème m’a beaucoup plu et m’a aidée, moi aussi, à accepter beaucoup plus mes cheveux. Le message que nous voudrions transmettre est que nous ne serons jamais parfaits pour les autres. Il y en aura toujours un ou l’autre pour nous juger, donc avoir peur d’être jugé ne sert à rien, car on sera toujours jugé même si on fait de notre mieux. À ceux qui souhaitent faire un film, je dirais : lancez-vous avec ce que vous avez, il faut toujours commencer quelque part ! Ce qui était difficile, c’est que, personnellement, je suis quelqu’un d’assez timide, donc parler fort et être filmée m’a beaucoup perturbée.
Antoinette : Je n’avais pas de motivation particulière, j’ai juste suivi l’une de mes amies et je voulais aider. Le message de notre court-métrage est clair : le harcèlement, ce n’est pas bien, et il faut savoir accepter les autres tels qu’ils sont. Ce que je retiens du tournage, c’est qu’il ne faut pas harceler les autres à cause de leurs cheveux, mais qu’il faut savoir accepter la différence.
La leçon que j’ai retenue, c’est qu’il faut savoir être sérieux pendant le tournage, mais aussi drôle ou moins stressé après le tournage. Le plus difficile était d’être devant la caméra et de ne pas rire même si c’était drôle.

Aymene : Je me suis engagé dans le tournage pour rendre service à des amis dans le besoin. Le thème qui a été choisi est celui que nous avons voulu aborder : la discrimination. C’était basé sur l’histoire de l’une de mes amies.
Le message du film est simple : il ne faut pas se comparer aux autres, mais au contraire, assumer notre différence et s’accepter soi-même.

Taivini : Il y avait un mot très joli de la part d’une fille au début, mais après, ma motivation est tombée à l’eau. Je suis venu au tournage parce qu’il y avait des pizzas. Ce qui m’a plu, c’était les pizzas et l’ambiance pendant le tournage.

Nous remercions M. Lapraz et M. Santa de nous avoir aidés par leurs conseils pour améliorer le fruit de notre travail.

Ils avaient aussi des messages d’excuse :

Je suis navrée je ne serai pas disponible le samedi 1er juin car nous avons réservé des places pour le concert d’Eric Clapton qui a lieu le vendredi 31/05… Pour le montage du film, il y a un problème de disque dur, qui sera changé mais le projet risque de ne pas être prêt dans les temps. Bien cordialement

Désolé du dérangement mais j’ai eu un gros problème pour mes vidéos et déjà je souhaite m’excuser car planter quelqu’un comme ça, ça ne se fait pas. Enfin, un projet mais aujourd’hui sans fair-play. (…)
Je suis incapable de respecter mon engagement. Vraiment désolé, j’essayerai l’année prochaine de faire un effort et de pas vous planter merci cordialement.

• Un article vient de sortir sur le site de dba – voici le lien :
https://www.don-bosco.net/actualites/festiclip-2024-quinze-clips-videos-une-soiree-de-gala-a-lyon-et-140-participants-pour-la-18e-edition/
• Festiclip 2024 French https://www.youtube.com/live/2Q_oUP4b87A?si=VhRFDtcca0y51Pe2

R. JANIEC