À l’occasion de la Chandeleur, le Lycée Don Bosco Marseille a participé à la grande procession matinale partie du Vieux-Port à 5 h du matin jusqu’à l’Abbaye Saint-Victor, suivie de la messe.
La célébration s’est poursuivie par la traditionnelle bénédiction des navettes au Four des Navettes. La matinée s’est poursuivie par un petit déjeuner convivial, avant la reprise des cours.Mme KREB
Remerciements
Un grand merci à Mme Enriquez-Vieu qui, depuis tant d’années, accompagne avec attention notre marche de la Chandeleur en nous régalant de ses crêpes. Nous apprécions énormément sa générosité, sa fidélité et sa persévérance.
Nous remercions Mme Karageuzian pour la pompe à l’huile et M. Orlando pour les excellentes navettes qu’il nous a offertes.
Ce moment de partage a été très apprécié par tous.
Cette expérience nous donne envie de participer de nouveau l’année prochaine.
Nous souhaitons également remercier Mme ANDREÏ N, Mme ANDREÏ M, Mme BRONDINO pour leurs participations. Nous vous attendons avec joie l’année prochaine.
R. JANIEC
Rendez-vous incontournable de la Chandeleur depuis plusieurs années dans notre établissement, le rendez-vous était donné à 5h sur le Vieux-Port (quai de la Fraternité) pour accueillir l’Évangile arrivé par la mer avec la Marine marchande, puis partir en procession jusqu’au parvis de la basilique Saint-Victor, d’où le cardinal Jean-Marc Aveline a béni les cierges verts et la ville de Marseille.
La messe a été présidée par Mgr Félix Genn, évêque émérite de Münster.
Au début de la procession, le frère Antoine Odendall nous a prévenus : la procession, ce n’est pas Marseille–Cassis… mais une invitation à remonter le temps pour comprendre et partager ce secret de Marseille.
La tradition d’accueillir la Bible au Vieux-Port en bateau existe depuis l’année 2000. Elle a été lancée par le père Benoît Rivière, responsable des aumôneries étudiantes, qui a proposé à des étudiants de la marine marchande d’arriver par la mer, à bord du Charles de Foucauld et d’un « pointu » appelé Angèle.
Cette arrivée par bateau rappelle la tradition selon laquelle les « amis de Jésus » — Marie-Madeleine, Marie-Salomé, Marthe, Lazare et leurs compagnons — auraient apporté la Bonne Nouvelle sur les côtes de Provence.
Il est quatre heures du matin, rue Stanislas-Torrent.
La nuit s’attarde encore, suspendue aux lampadaires. La ville retient son souffle.
Devant le bâtiment 78, pourtant, une lumière invisible brille déjà : celle des veilleurs.
Rafael ouvre le bal, silhouette discrète dans la fraîcheur de l’aube.
Puis arrivent, comme appelés par un même élan, Alryk, Noë, Bunyamin, Yanis, Valentin, Yliès, Neko et Andy. Les pas sont feutrés, les voix basses, mais les cœurs éveillés.
Une voiture fend le silence. Kiara en descend, suivie d’Angélina, Rose, Leïla-Jade et Alicia. Leurs sourires illuminent la rue encore endormie. Enfin, Nolan et Charlie complètent ce cercle matinal : la fraternité est au rendez-vous.
Nous aussi, à la suite des premiers chrétiens, nous voulons suivre cette belle tradition et y participer.
« Je me suis décidée à participer pour partager un bon moment avec mes amis. Ce sont eux qui m’ont motivée, car je les aime beaucoup. La marche était bien, mais très fatigante. À ceux qui ne sont pas venus, je dirais : VENEZ !
« Ma décision de participer à la marche était de passer un moment avec mes amies et de tester quelque chose de nouveau. Les amis, et le fait de savoir que Mme Enriquez-Vieu nous offrait des crêpes et la possibilité de faire la marche, étaient une motivation suffisante pour m’engager.
Ce que j’ai le plus aimé, c’est la marche avec les bougies. J’ai allumé ma bougie, mais elle s’est éteinte tout de suite, et c’est dommage, mais c’était quand même un plaisir de participer. Cette expérience m’a apporté de la fatigue et quelque chose de nouveau dans ma vie. Je reviendrai l’année suivante, j’en suis sûrement certaine.
À ceux qui ne sont pas venus, je dirais que vous avez tort de ne pas assister à la marche : juste un peu moins dormir ! Ce qui était dur, c’était de se réveiller de bon matin, le réveil et le froid à la fin de la marche.
« J’habite à l’extérieur de Marseille et venir à Marseille by night était une idée sympa, je ne suis pas déçu. C’était très bien, mais la marche était très courte.
J’aurais aimé marcher un peu plus. Le plus difficile pour moi, c’était de me réveiller au milieu de la nuit. »
« Je suis venu à la marche car j’avais appris qu’il y aurait des crêpes pour les plus courageux. Je me suis motivé moi-même et je suis venu. Ce qui m’a le plus plu, c’est la messe. Cela m’a fait du bien d’y participer. Je reviendrai l’année prochaine, car le temps passé ensemble m’a vraiment fait du bien.
« Je suis venu car Noé m’a bien motivé et je ne voulais pas le décevoir. Je pense revenir l’année prochaine, car après les efforts nous avons partagé de délicieuses crêpes. Je dois reconnaître que la montée à Saint-Victor a été trop dure. »
« Je voulais venir et vivre quelque chose en groupe. Le fait de se rassembler tous ensemble, c’est déjà une fête pour moi. Mes amis m’ont motivée à venir, donc j’ai répondu à leur invitation. Ce que j’ai le plus aimé, c’est la marche nocturne dans les rues de Marseille complètement vides. La marche était assez longue mais très agréable. Peut-être que je reviendrai l’année prochaine. Le moment le plus marquant a été ma participation à la messe et le réveil très tôt le matin. À ceux qui ne sont pas venus, je dirais : venez, c’était cool ! Le plus difficile était de se réveiller à trois heures du matin.
« Ma motivation était d’essayer quelque chose que je n’avais jamais fait, et la perspective de manger des crêpes était un bonus supplémentaire. Ce que j’ai aimé, c’est porter le drapeau de Don Bosco et manger des crêpes à volonté, même si j’étais très fatiguée. Je ne reviendrai pas l’année prochaine, car la marche était trop difficile pour moi.
« Je voulais faire ce pèlerinage au moins une fois dans ma vie. Le professeur m’a bien motivée et je me suis dit : « essayons au moins une fois ». Ce qui m’a impressionnée, c’est la marche d’une foule immense et le fait que nous avons chanté dans les rues. Cette expérience m’a apporté de la fatigue mais aussi des moments de joie que je n’oublierai pas. Je ne reviendrai pas l’année prochaine, car je ne suis pas croyante et une participation suffit pour moi. Mais quand on habite à Marseille, c’est bien de connaître les traditions de la région. Le moment le plus marquant, ce sont les chants dans la rue, c’était impressionnant et beau. À ceux qui ne sont pas venus, je dis : vous avez raté un moment magnifique et de très bonnes crêpes. Le réveil était dur et le fait que la célébration ait duré longtemps, quand on n’est pas croyant, est difficile, mais j’ai beaucoup admiré le temps de célébration et le fait d’être ensemble, même si j’étais très fatiguée à la fin. »
« Je suis venu pour passer du temps avec mes amis et manger le petit déjeuner à l’école. La marche vers Saint-Victor était très bien. Je pense que je reviendrai l’année prochaine, car c’était vraiment bien. »
« Ce qui m’a motivé à venir, c’est de vivre une aventure : marcher la nuit dans les rues de Marseille où il n’y avait personne. Notre rencontre à l’école était sympathique et nous avons eu la possibilité d’entrer dans la salle des professeurs. La marche était très bien, surtout la montée vers l’abbaye Saint-Victor. Ce que cette expérience m’a apporté, c’est d’abord de la fatigue, mais aussi de très bons souvenirs. Je reviendrai l’année prochaine, mais j’espère ne pas être seul à venir. L’arrivée en bateau avec les chants m’a vraiment marqué. À ceux qui ont dormi et ne sont pas venus, je dirais : venez au moins une fois pour vivre cette expérience et voir la chaleur de l’événement. »
« Je suis venue pour pouvoir vivre ce grand rassemblement et participer à la messe. Ce qui m’a motivée, ce sont mes amis. Ce que j’ai bien aimé, c’est la marche dans les rues de Marseille pendant la nuit. Je reviendrai l’année prochaine pour retrouver ce calme paisible dans les rues de Marseille et pour écouter la messe.
Ce qui m’a marquée, c’est le petit déjeuner avec des professeurs et des adultes dans le réfectoire des professeurs. Ce qui était le plus difficile, c’était le réveil au milieu de la nuit et le froid au Vieux-Port. »
Les adultes qui ont accompagné les jeunes ont dit :
Isabelle : Ce qui m’a donné le plus envie de venir, c’est mon amie Béa.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est l’arrivée de l’évêque en bateau et le calme des participants. Le lever du soleil sur le Vieux-Port m’a émerveillée.
J’ai vécu cette marche avec sérénité, malgré un peu de fatigue. Cette expérience m’a apporté la paix intérieure. Rencontrer des gens qui croient encore en quelque chose aujourd’hui a été très inspirant. À ceux qui ne sont pas venus : VENEZ ! Vivre la vie de la communauté chrétienne au cœur de notre belle ville, dans la plus belle abbaye de France, vaut vraiment le détour. Seule difficulté : le réveil à 3 heures du matin !
Marjorie : Je voudrais revivre l’expérience que j’ai vécue il y a quelques années.
Ce qui m’a le plus plu, c’est la procession avec un foule immense. J’ai vécu ce temps comme un moment de partage et de communion. Cette expérience m’a apporté du bien-être et de beaux moments de partage. Je reviendrai l’année prochaine, car ce moment est convivial et agréable. Le moment marquant était l’arrivée de l’archevêque par la mer, accompagné de la marine marchande. À ceux qui ne sont pas venus, je dis qu’il s’agit d’un moment privilégié d’échanges, rempli de bienveillance.
Anne-Marie : Je suis venue pour découvrir la Chandeleur et j’étais motivée par ma fille Marjorie. Ce que j’ai le plus aimé, c’est l’arrivée sur le port des bateaux et la marche vers Saint-Victor. Cette participation m’a apporté beaucoup de joie et de moments de partage. Je reviendrai l’année prochaine, car il y a un enthousiasme extraordinaire.
Ce qui m’a marqué, c’est la messe à Saint-Victor. À ceux qui ne sont pas venus, je dis : venez nous rejoindre l’année prochaine.
Noëlla : Je suis venue pour découvrir le pèlerinage de la Chandeleur. Ma belle-fille m’a motivée à venir, car elle avait vécu cette expérience deux fois. J’ai beaucoup aimé la cérémonie, bien sûr, et l’arrivée du bateau, qui était très émouvante. Ce que j’ai retenu de cette marche, c’est surtout la convivialité et l’accueil chaleureux. Le moment le plus marquant a été le rassemblement sur le port. À ceux qui ne sont pas venus, je dirais : venez au moins une fois !
Béa : Je me suis motivée pour participer à la Chandeleur et partager ce beau moment avec tout le monde. Ce que j’ai aimé, c’est la célébration et la marche dans les rues de Marseille. La marche était parfaitement bien.
Je reviendrai l’année prochaine, car ce n’est pas ma première participation.
Ce qui m’a marquée, c’est la communion avec toutes les personnes présentes.
À ceux qui ne sont pas venus, je dirais juste : VENEZ !
Sophie : Je suis venue à la Chandeleur par curiosité. Ce qui m’a donné envie, c’était de partager des moments avec mes collègues et d’autres jeunes, et en plus de partager des crêpes. Ce que j’ai le plus aimé, c’est le côté solennel de la cérémonie et les crêpes au Nutella. Cette marche représente le partage et l’amour. Je reviendrai l’année prochaine pour l’ambiance et l’émotion de partage avec les autres.
Les moments les plus marquants ont été la messe et l’ambiance solennelle.
Ce qui a été le plus difficile, c’est de se lever très tôt.
Miracle du 2 février.
À la sortie de l’abbaye Saint-Victor, je porte fièrement un grand drapeau de Don Bosco. Soudain, je sens qu’on le tire doucement. Je me retourne : un homme en costume noir s’approche et, avec respect, embrasse le drapeau.
Je reconnais alors ce visage : c’est le maire de Marseille, Monsieur Benoît Payan, ancien élève d’un établissement salésienne Marseillais, Pastré-Grande Bastide. Depuis ce jour, ce drapeau n’est plus un simple tissu porté par le vent : il est devenu une relique, chargé d’un souvenir inattendu et précieux.








